Nous sommes arrivés.

Nous avons pu nous laver et changer d’habits, manger autre chose que de la semoule (cf cette pauvre framboise que nous mangeons en plein hiver pour la sauver de la moisissure), nous coucher après 18h, utiliser des couverts qui ne sentaient plus le champignon, mettre du rouge à lèvres, voir d’autres personnes que notre binôme. Vous vous en êtes rendus compte, nous adorons nous plaindre. 

La proximité de l’arrivée a engendré chez nous un certain lâcher-prise, qui fait que le dernier article présent sur notre site s’est arrêté à Lorient. De surcroît, un gros morceau de la Normandie manquait à notre itinéraire suite à un pépin cycliste, qui n’a pas non plus été relaté ici.

Pour être plus directs, nous allons dans cet article raconter comment nous avons relié Noyelles-sur-Mer (baie de Somme) à Saint Malo, puis présenter un interview sur l’adaptation dans un contexte littoral de submersion marine. Ensuite, nous traiteront d’une courte pause calfatage réalisée à Arzal (proximité Saint-Nazaire) et, enfin, explorer rapidement notre retour à la maison entre Arzal et BDX city.  

Malgré deux tentatives d’explication de notre itinéraire, celui-ci demeure obscur, nous vous mettons ici un schéma catastrophique vous permettant, nous l’espérons de mieux vous situer. 

Si ce n’est toujours pas limpide, c’est probablement dû à un investissement dans la transmission assez médiocre de notre part, nous nous en excusons. 

Reprenons donc à Lorient, où nous avons débarqué du bateau (sur le schéma, l’étape 3). 

De Lorient, nous retournons à Noyelles en train (étape 4), d’où nous partirons ensuite à vélo pour rejoindre Saint Malo (étape 5). Il est important de préciser que nous avons tellement traîné sur les parties précédentes de ce voyage que nous sommes désormais en novembre, la nuit tombe à 18h, il fait froid et moche, et nous avons envie de tout sauf d’aller plus au Nord que ce que nous sommes déjà.

Bonne surprise, le calme de la Baie de Somme nous fait le plus grand bien, la motivation revient, nous mangeons de délicieux bagnats poulet avec de la mayonnaise et voyons des falaises extraordinaires.

Nous vous proposons ici un petit exercice d‘association de causes à effets. 

  • Novembre -> Campings fermés
  • Campings fermés -> Bivouac sauvage
  • Bivouac sauvage + Nuit + Froid -> Présence de nos deux personnes à l’intérieur de leurs duvets dès 18h
  • Présence de nos deux personnes à l’intérieur de leurs duvets dès 18h -> Flo a beaucoup trop d’énergie et s’apparente à un suricate surexcité

En plus de bénéficier d’imitations d’otaries éventrées dès 7h30 du matin par Flo, nous découvrons aussi l’avantage de pouvoir voir le coucher et le lever du soleil tous les jours sans perdre en qualité de sommeil. Image à l’appui qui ne rend pas justice à la beauté de ce que nous avons vu.

Il fait extrêmement froid en ce deuxième jour normand, Flo fait une hypoglycémie (ça lui en bouche un coin) et les montées rudes pour atteindre le haut des falaises nous transforment en vilains phacochères. 

Nous mangeons autant que six personnes, buvons une quantité de café à en faire trembler les murs et portons tous les habits de notre maigre (mais très qualitative) garde robe. A titre informatif, les petites baskets que nous avons à disposition ne sont ni étanches ni coupe-vent. En revanche, nos bivouacs sont exceptionnels.

En repartant, nous empruntons une petite route qui a l’air légèrement raide sur notre topo, mais nous ne nous inquiétons pas trop. Des marcheurs qui descendent de là où nous allons monter nous souhaitent bon courage, nous ricanons gentiment. La condescendance est un vilain défaut, nous sommes punis par la côte la plus raide que nous ayons vue du voyage. Une bonne hyperventilation plus tard et nous sommes en haut, où la Vélomaritime (j’ai oublié de le dire précédemment, mais c’est l’itinéraire cyclable que nous suivons dans le Nord qui est absolument EXTRAORDINAIRE, j’insiste vraiment) nous mène à travers petits villages et petite forêt. Ambiance mi-champignon mi-brique-rouge au rendez-vous, nous passons un excellent moment.

En bons touristes, nous nous photographions devant chaque morceau de falaise que nous trouvons. Nous vous en épargnons la majorité, mais nous sommes particulièrement mignons sur le cliché capturé devant Etretat (points bonus pour la célébrité de l’endroit). 

Quelques jolis bivouacs, jolies falaises, jolies montées plus tard, nous arrivons au Havre, l’angoisse du conteneur. La traversée n’en finit pas et nous sommes un peu stressés à l’idée de franchir le pont de Normandie. On pensait qu’il y avait une piste cyclable, mais il y a en fait une bande cyclable. Quelle est la différence, nous direz-vous ? 

Nous vous laissons observer sur l’image la petite ligne de peinture blanche qui protège le cycliste de l’automobiliste lancé à toute berzingue (110km/h) sur l’autoroute. Fun fact, ça ne se voit pas sur l’image mais le pont est incliné, pour nous faciliter la tâche. 

Ce petit aperçu de la proximité de notre décès nous fait froid dans le dos et nous allons boire un jus d’orange à Honfleur, village extrêmement mignon avec un joli petit port. Requinqués, nous partons à la recherche d’un spot où planter la tente. La zone étant un peu plus touristique que là où nous étions précédemment, le camping sauvage est interdit aux divers endroits que nous avions repérés.

Dégourdis, nous campons donc dans un parc.

Nous pédalons ensuite le long des plages du débarquement, ce qui nous pousse à aller au musée et à regarder un film sur la Seconde Guerre mondiale dans la tente. Nous nous rendons péniblement compte que nos cours d’histoire sont bien loin et que nous sommes devenus des idiots. Petit extrait affligeant : « le débarquement, c’était la Seconde ouais ? ». 

Pour préserver l’image de celui ou celle qui l’a prononcée, nous tairons son nom. 

(Ne souhaitant pas être virulents, nous prenons quelques pincettes. Si jamais vous aussi aviez un doute sur quand a eu lieu le débarquement, nous précisons que de nombreuses absurdités autres ont été prononcés et que ce n’est pas uniquement cette partie de la conversation qui fait que nous sommes idiots, ne vous identifiez donc pas à ce propos. Aussi, il y a de nombreuses raisons pour lesquelles on pourrait ne pas avoir cette information, simplement nous avons tous les deux été au collège/lycée en France et nos profs nous y ont largement donné accès. Bon, j’arrête cette parenthèse bien trop longue.)

Nous traversons le Cotentin et nous heurtons à nouveau aux portes fermées d’un camping (étonnant). Nous bivouaquons au pied d’une dune avec joli coucher de soleil. Sales, mais heureux, nous nous couchons à 18h. 

Le matin, le vent est glacial, nous prenons quatre petits-déjeuners qui nous réchauffent l’âme mais pas le corps et nous dirigeons vers le sud. Il fait un sale temps. Scène intensément caricaturale, un rayon de soleil perce l’épaisse couche nuageuse et illumine le Mont-Saint-Michel. Le temps nous rendra cynique, sur le moment nous étions émerveillés comme deux enfants, nous criions en pointant du doigts la silhouette pyramidale du MSM, comme l’appellent les locaux (attention fake news). En vrai, c’était très très joli. 

Le soir, nous bivouaquons au pied du Mont, le soleil est orange, un fermier nous demande si nous avons passer ses cinq agneaux. Non.

Dernière journée avant d’arriver à Saint-Malo. Journée magnifique, le soleil brille sur l’eau turquoise. 

Les remparts sont oranges quand la journée se termine. On dort à l’hôtel, c’est la fête, nous sommes répugnants, les vélos sont gentiment rangés dans un garage sécurisé.

Le matin, nous dégustons une viennoiserie aussi grosse que la tête de Flo (elle-même de taille conséquente). Fin de l’étape. 

Si vous avez bien compris notre petit schéma en haut de l’article, vous savez que nous quittons Saint-Malo pour Lorient. Le voyage en train se passe à merveille, il n’y a personne et l’espace vélo est libre. 

A Lorient, nous traînons une bonne semaine chez X le cuistot (cf article St-Malo-Lorient en bato). Pendant cette semaine reposante, nous prenons le temps d’aller à la presqu’île de Gâvres. Nous y faisons une visite guidée de la dune où Akira et Maryse nous présentent les initiatives de la presqu’île face à la submersion marine et l’érosion.

Historiquement, la presqu’île de Gâvres était très sauvage. Avec l’arrivée de l’urbanisation, certaines zones ont été asséchées pour permettre la construction de maisons. Puis, une route est construite pour relier la presqu’île au continent. Des digues sont dressées pour protéger cette route, ainsi que les maisons. A noter que le point culminant de Gâvres est de 6m.

Avec la montée du niveau de la mer et la fréquence croissante de tempêtes et autres évènements météo extrêmes, la presqu’île est sujette à la submersion.

Dans ce contexte, de nombreuses initiatives locales ont été mises en place, notamment par Objectif Dune et Maison Glaz. Le premier est une association visant à impliquer les habitants dans la démarche scientifique de collecte de données sur le terrain. Quant à Maison Glaz, c’est un tiers-lieu donc la vision est d’inventer collectivement le littoral de demain. 

Pendant la visite, on nous explique le fonctionnement de différentes solutions pour protéger la dune, elle-même protégeant la presqu’île et la route (dont nous parlerons juste après), mais ce qui nous fascine le plus est l’investissement des habitants de Gâvres. Ils sont nombreux à être venus à la visite, connaissent le sujet à la perfection, et sont très enthousiastes de participer à la collecte de données. 

Peut-être que c’est normal parce que les habitants de la presqu’île sont directement impactés par les inondations de plus en plus fréquentes. C’est tout de même louable puisque l’investissement n’est pas toujours corrélé à la conséquence. Prenons l’exemple de Zoé sur son TP de chimie qu’elle a laissé intégralement à la charge de son binôme de l’époque, pourtant directement concernée par la note obtenue. Peut-on vraiment comparer la perte d’un lieu de vie et une mauvaise note ? C’est indélicat, n’empêche que nous tenions à souligner cette implication que nous avons trouvée chouette. 

Le sujet s’est éloigné, revenons-y.

Comme énoncé précédemment, l’un des objectif est de protéger la dune, dont le sable s’échappe petit à petit. Pour pallier cette perte de sable, des pieux hydrauliques et des ganivelles ont été mis en place. Les pieux hydrauliques sont des gros rondins de bois plantés dans le sable dont l’objectif et de dissiper la force des vagues qui viennent taper la plage. Dans l’idée, ils limitent ainsi la circulation sédimentaire et donc l’évacuation du sable. 

Ne trouvant pas d’image libre de droits sur Internet (les recherches n’ont pas été très poussées), nous incluons un schéma de pieux hydrauliques sur le côté. A noter que les rondins sont disposés en quinconces, sur deux lignes. Nous le concevons, c’est peu visible sur ce schéma où la perspective est assez mal maîtrisée. 

Deuxième dispositif : les ganivelles. Ce sont des sortes de petites clôtures en bois positionnées sur le sable des dunes. Elles limitent l’effet du vent au sein de la clôture, et emprisonnent le sable et éventuellement les feuilles mortes ou algues qui y tombent.

Elles peuvent êtres enrichies en algues, notamment par les bénévoles d’Objectif Dune lors de gros dépôts sur la plage. Cette matière organique se décompose, favorisant la pousse d’oyats (et autres), petites plantes dont les racines maintiennent efficacement le cordon dunaire. Concrètement, les ganivelles permettent de conserver le sable de la dune dans la dune, et la protègent donc. 

Nous proposons un parallèle peu pertinent. Quelqu’un (nous ne savons pas qui) a créé un objet s’appelant la brosse à chauve, une brosse à cheveux sans picots (BACSP).  Admettons que vous n’êtes pas chauve, si vous vous brossez avec la BACSP, il ne se passera pas grand chose. Alors que quand vous vous brossez avec une brosse, vos cheveux piégés par les picots sont relativement pénibles à retirer. (Surtout quand une vilaine personne a utilisé la brosse avant vous et n’a pas nettoyé sa propre production capillaire hein Flo). 

De la même manière que les cheveux dans la brosse, le sable est piégé dans le système racinaire (partie racine oui oui) et aérien (partie feuille) de l’oyat. Ces systèmes retiennent le sable et protègent donc la dune, qui, elle-même, protège la route et la presqu’île.

En plus de la sensibilisation à ces dispositifs, Maison Glaz travaille également sur la perspective d’insularisation de la presqu’île. A titre d’exemple, une des problématiques est le transport vers le continent, assuré par des navettes. Peu fréquentes et carbonées, il serait intéressant de les remplacer ou compléter par des navettes à la voile.  

Après cette visite géniale, nous décollons vers Arzal, où nous ferons une nouvelle pause. Nous partons le jour où il fait le plus froid (malin), et risquons la santé de nos orteils congelés

A Arzal, nous calfatons Jane (cf article Saint-Malo-Lorient avec le bato).

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le calfatage, c’est une activité extrêmement (extrêmement) ingrate où tu tapes fort sur du chanvre pour le faire rentrer entre les planches constituant la coque du bateau. L’idée est que le chanvre se cale pile entre les deux lattes. Si le travail est bien fait, le chanvre reste coincé, si non, il traverse et va au fond du bateau, où il ne sert à rien. Effectivement, le but est d’étanchéifier l’inter-planches, donc si le chanvre ne reste pas dans cet inter-planches, il perd de sa fonctionnalité, dirons nous. Une fois cette étape terminée, on coule du goudron sur le chanvre et le bateau est comme neuf.  

Nous tenons à préciser qu’aucun terme technique n’a été utilisé dans cette description. 

A noter que nous n’avons effectué que la partie « bourriner sur le chanvre pour le rentrer dans l’inter-planches », partie la plus pénible, selon nous. Facile à dire quand on a pas essayé le reste. Tout de même, il y a un vrai truc méga chiant avec le calfatage qui est que, une fois le chanvre bien calé dans l’inter-planche, on y met un bon gros coup pour tester s’il s’enfonce entre les planches. Si oui, on enlève et on refait. 

Plus on est efficace, plus on est efficace, si vous voyez ce que je veux dire.

A vous d’en déduire que si nous avons trouvé l’exercice peu satisfaisant, c’est parce que nous refaisions (beaucoup, pour certains) la même zone. De nouveau, nous nous plaignons excessivement, le calfatage se fait bien rare et c’est une chance d’avoir eu la confiance des propriétaires qui nous ont laissé mettre la main à la pâte malgré notre efficacité médiocre (un très très très grand merci en vrai c’est extraordinaire de découvrir ça).  

Nous repartons à Arzal avec des courbatures aux épaules, des crampes dans les paumes des mains et la chanson « Les calfats » dans la tête. C’est agréable de constater que nous ne sommes jamais dans l’excès.

Dernière ligne droite pour le binôme, ça file jusqu’à BDX city. 

La matinée est rude, nous nous arrêtons cinq mètres après le départ. Un petit café bien sympa où des petits gâteaux sont servis avec les expressos nous retient plus longtemps que nécessaire. De nouveau, nous traversons un pont de l’enfer. Le pont de Saint-Nazaire dispose lui aussi d’une bande cyclable, mais cette fois-ci les voitures sont limitées à 90 km/h. On pourrait croire que ça ne change rien, mais ça change beaucoup. 

Nous sommes encore loin de notre spot de bivouac repéré, mais Flo remarque une voiture qui sort anodinement du portail d’un camping

Nous gavons la gentille dame de l’accueil avec notre joie excessive et nous installons dans ce petit coin de paradis. L’espoir renaît : si ce camping est ouvert, il y en a peut-être d’autres. Nous préférons vous le dire tout de suite, il n’y en a pas d’autres ouverts. 

Il fait super moche et super froid le lendemain. Zoé tient absolument à suivre la piste cyclable qui serpente à travers le Marais Breton Vendéen. Elle en garde un souvenir extraordinaire de la dernière fois où elle y était passée au coucher de soleil avec le vent de face. Flo trouve que c’est chiant, la boue gicle sur nos dos, nous glissons sur le sol imbibé et la nostalgie de Zoé lui échappe. 

Nous faisons notre dernier bivouac du voyage (sans le savoir) juste au dessus des Sables d’Olonne. Nous profitons d’un dernier coucher de soleil en regardant des surfeurs qui rendent Flo jaloux regarde ces vagues parfaites et Zoé dubitative ils ont l’air d’avoir froid quand même.

Enorme journée le lendemain 125 km au programme, les journées sont courtes il va falloir tartiner. Nous sortons de l’itinéraire pour séjourner chez des copains à l’île de Ré. Appâté par la vision du soir précédent, Flo veut surfer.

Le vent est rude, Zoé râle beaucoup mais évite de s’énerver (une première). Arrivés au nord de la Rochelle, l’effort est récompensé, la piste passe sur d’extraordinaire petites falaises. Disposés régulièrement, des carrelés colorés décorent le paysage. 

Nous traînons la patte, traversons le pont de l’île de Ré sur la piste cyclable protégée par un muret, savourons le luxe de la sécurité. Arrivés à l’île de Ré, nous buvons une quantité déraisonnable de vin et nous couchons sévèrement attaqués, comme on dit. 

La pause du lendemain permet à Flo de surfer (enfin) et à Zoé de se dorer la pilule sur la plage au vent glacial. 

Nous coupons violemment à travers champ pour rejoindre Royan. Nous dormons de nouveau à l’hôtel. Apparemment, l’idée de faire des économies est sortie de la tête du binôme. Le lendemain, c’est le dernier jour.

Royan-Bordeaux.

Nous prenons le bac pour traverser l’estuaire de la Gironde au levé de soleil. Deux sujet à aborder. Le premier : la vue y est extraordinaire. Le ciel est orange, la côte se découpe dans les nuages, et l’eau est sublimement sombre. Le deuxième : nous trichons en prenant ce moyen de transport carboné. Nous avouons que notre conscience est tranquille, n’en déplaise aux puristes.

Nous pédalons dans la forêt verte avec le soleil orange qui éblouit nos gueules enfarinées. Soulac nous accueille, une dame nous offre le café dans sa boutique de pain et de vin (Montréal-sur-Mer, un petit détour y est fortement recommandé). 

Nous continuons notre chemin à travers le Médoc. Châteaux et vignes, ça sent la maison. L’enthousiasme déborde. Nous faisons une pause jus d’orange et on nous donne un cannelé avec, Flo passe le sien à Zoé, comment rêver meilleure journée.  

Difficile à croire que c’est la fin.

Nous arrivons à Bordeaux, il est 18h, c’est les bouchons et nous sommes agressés par les klaxons. Nous nous réfugions sur les quais. Flo veut boire un coup face à la Garonne. Le bar est vide, ça met la puce à l’oreille de Zoé, 12 euros la pinte, plutôt crever. 

Une dernière embrouille clôture l’aventure, tout est bien qui fini bien.

Nous contemplons l’ampleur de ce que nous avons fait en nous remémorant poétiquement les plus beaux moments de l’aventure (eh non). En réalité, nous dézinguons une planche de fromage-charcuterie en rigolant comme d’affreux gorets.